Le règlement européen eIDAS définit trois niveaux de signature électronique. Tous sont juridiquement valables — mais leur force probante diffère. Voici comment choisir le bon niveau, expliqué simplement.
Le règlement eIDAS n° 910/2014, applicable dans toute l'Union européenne, distingue trois niveaux de signature électronique. Le principe fondamental est posé par son article 25 : aucune signature ne peut être privée d'effet juridique au seul motif qu'elle est électronique.
| Niveau | Ce que ça implique | Exemples d'usage |
|---|---|---|
| Simple SES |
Le signataire est identifié par un canal unique — par exemple un lien personnel et un code reçus par email. Rapide et sans friction. | Devis, bons de commande, documents internes, accords du quotidien |
| Avancée AES / SEA |
Quatre exigences (article 26) : lien univoque avec le signataire, identification renforcée, contrôle exclusif du moyen de signature, détection de toute modification. En pratique : double authentification, par exemple email + code SMS. | Baux, contrats de travail, contrats commerciaux, cautionnements |
| Qualifiée QES |
Signature avancée + certificat qualifié délivré par un prestataire agréé (liste de confiance européenne) + dispositif certifié. Seul niveau automatiquement équivalent à la signature manuscrite (article 25.2). Procédure plus lourde : vérification d'identité préalable en face-à-face ou équivalent. | Certains actes notariés, marchés publics, actes à très fort enjeu réglementaire |
En cas de contestation (« ce n'est pas moi qui ai signé »), la question devant le juge est toujours la même : qui a signé, et comment le prouver ?
C'est pourquoi le niveau avancé est recommandé pour les documents engageants sur la durée, comme un bail : quelques euros de plus pour une preuve d'identité bien plus robuste.
Chaque dossier envoyé via legal-signature comprend, quel que soit le niveau :
Le choix du niveau se fait à l'envoi du dossier :
| Niveau | Identification du signataire | Prix |
|---|---|---|
| Simple | Lien personnel + code à usage unique reçus par email | 5 € par dossier |
| Avancée | Lien personnel par email + code à usage unique par SMS (double canal, conforme article 26) | 7 € par dossier |
legal-signature ne propose pas de signature qualifiée (QES), qui exige un prestataire de certification agréé et une vérification d'identité préalable. Pour les actes qui l'exigent, rapprochez-vous d'un prestataire qualifié de la liste de confiance européenne.
Sans abonnement. Les solutions classiques réservent la signature avancée à leurs forfaits à 25-40 €/mois. Ici : 7 € le dossier, point. Vous signez deux baux par an ? Vous payez 14 €, pas 300-480 €.
Dossier de preuve en PDF et en JSON. Le PDF se lit et se partage facilement (avocat, assurance, juge) ; le JSON structuré permet une vérification indépendante et automatisée des empreintes.
Relances configurables. Fréquence au choix (quotidienne, tous les 2 jours, hebdomadaire), dates de début et de fin, et relances SMS en option — pour que vos dossiers ne restent pas en attente.
Envoyer un document à signer — dès 5 €
Non — elle est valable et couramment admise. Le niveau se choisit selon l'enjeu : plus le document engage sur la durée ou sur des montants importants, plus le niveau avancé se justifie pour sécuriser la preuve.
Non. Il reçoit un lien par email, consulte le document, et signe depuis son navigateur (ordinateur ou téléphone). Au niveau avancé, il saisit simplement le code reçu par SMS.
Pour chaque signataire : nom, email, téléphone (et qui l'a fourni), date et heure de signature, adresse IP, navigateur, facteurs d'identification utilisés et confirmation de la vérification du code. Pour chaque document : l'empreinte SHA-256 du fichier scellé, qui permet de prouver qu'il n'a pas été modifié depuis.